Histoire de roses et de rosiers

Les différentes méthodes de multiplication :

Il existe plusieurs méthodes pour multiplier les rosiers. La première étant naturellement le semi. On réservera celle-ci pour obtenir de nouvelles variétés. Les résultats sont très aléatoires et cela demande de mettre en place un protocole très strict et beaucoup de temps pour obtenir un résultat stable.

La deuxième consiste à greffer le sujet que l'on veut conserver sur un porte-greffe  (rosier sauvage) que l'on va exploiter pour ses caractéristiques particulières, en particulier sa vigueur et sa résistance (sols difficiles, climats froids...). C'est la méthode qui est la plus fiable et la plus utilisée.

La troisième méthode est celle du traditionnel bouturage. Elle a pour avantage d'être simple à pratiquer, mais a des inconvénients (entre autres, vigueur et temps de vie du rosier).

La quatrième est celle du marcottage. Avantages et inconvénients sont sensiblements identiques à ceux du bouturage.

La cinquième se fait par in-vitro. Je ne développerai pas cette méthode chère et réservée à des professionnels formés au travail en laboratoire.

Pour pratiquer le greffage :

Vous devrez tout d'abord vous procurer un greffoir : c'est un couteau spécialement adapté à la greffe. Celui-ci doit être parfaitement aiguisé.

Au moment de greffer vous devrez aussi avoir du lien de type rafia, ou un lien dédié à la greffe.

La période la plus propice pour greffer va de mi-juillet à fin septembre.

Entraînez-vous car cela demande un bon "tour de main"... Etudiez livres et vidéos ou mieux prenez un cours avec un spécialiste ou un professionnel. Ici la roseraie organise chaque année un cours de greffe gratuit en août.

Pour greffer, assurez-vous que le porte-greffe soit vigoureux. Pratiquez une incision en T juste au-dessus du collet d'environ 2cm de haut et 1cm de large. Sur le sujet à greffer prélevez un oeil sur une branche vigoureuse de l'année : pour cela coupez tout d'abord à 1cm de la tige le pétiole de la feuille, puis prélevez l'oeil prolongé d'une languette d'écorce d'environ 1cm de chaque côté de l'oeil et environ 6mm de large. Retirez délicatement le petit bout d'aubier qui se trouve sur la languette et gardez juste l'écorce. Ne touchez pas l'intérieur de l'écorce avec les doigts. Glissez l'écusson dans la fente, refermez délicatement l'ouverture et ligaturez au-dessus et en dessous.

 

N'ayant pas envie de faire de longs dessins, je vous laisse regarder cet excellent site...

Pour avoir directement le sujet et les photos faites un copier/coller dans le avigateur de votre moteur de recherche :

 

http://www.greffer.net/?p=128

Les differents porte-greffes

Il existe pour greffer les rosiers un certain nombre de variétés de porte-greffes... pour la plupart ils sont sauvages... chacun ayant des avantages et des inconvénients... On pourra utiliser par exemple :

 

Rosa Laxa : pratiquement sans épines, il ne fait pas beaucoup de rejets. Supporte bien les terrains argilo-calcaires. Très fort développement racinaire. Il supporte également bien le froid.

 

Rosa Multiflora : vigoureux, mais ne résiste pas à la vieillesse, ne supporte pas bien le calcaire.


Rosa Canina sans épine : croissance jusqu'en hiver !! peu sensible aux maladies... bon enracinement.

Probablement l'un des meilleurs porte-greffes, supportant bien le froid et les climats maritimes. Ne supporte pas la sécheresse...

 

Rosa Multiflora sans épine : un très bon porte-greffe, mais attention au froid et au calcaire...

 

Rosa Canina pfander : très vigoureux, et résistant au froid.

 

Rosa Canina Polmeriana : sensible à l'oïdium, ne supporte pas les climats maritimes, peux vigoureux.

 

                La liste n'est pas exaustive...

Les boutures

Fin août/septembre, prélevez des morceaux de branche d'environ 20cm de la grosseur d'un crayon en ayant soin de couper en biseau en bas juste en-dessous d'un bourgeon et en haut juste au-dessus. Eliminez toutes les feuilles sauf la dernière en haut. Coupez celle-ci de moitié puis enterrez la bouture complètement en ne laissant dépasser au ras du sol que le bourgeon de tête. Tasser doucement et arroser. Maintenir le sol légèrement humide pendant les deux années de reprise..

Pour améliorer le taux de réussite vous pouvez utiliser une hormone de bouturage que vous trouverez aisément dans les commerces spécialisés. Afin d'avoir une bonne chance de réussite, faites au moins 10 ou 15 bouture d'une variété et gardez la ou les meilleures.

Ces boutures devront rester deux bonnes années en place avant transplantation.

Le marcottage

 Le marcottage du rosier va consister à enterrer un rameau long et souple d’un rosier, sur 15 à 35 cm de sa longueur, dans un substrat fait à partir de terreau, sable et tourbe, profond de 10 à 15 cm. Auparavant, ce rameau aura été dégarni de ses feuilles.

Ensuite, il faut pratiquer une incision au point de contact entre le sol et le rameau et y déposer un peu d’hormone d’enracinement pour favoriser la reprise. Après avoir enterrer le rameau, pour éviter qu'il ne ressorte du sol, on peut poser une pierre ou un pot par dessus. Ensuite, il faut attendre le printemps suivant. séparer alors le rameau du pied mère et transplantez la marcotte dans un pot pour quelques mois. A l'automne plantez définitivement le jeune rosier.

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Les insectes de la roseraie : ils reviennent !

Les araignées : grosses mangeuses d'insectes comme les pucerons...

collection de photos en cours de développement...

Les coccinelles : également grosses mangeuses de pucerons (larves comme adultes). Une larve au dernier stade de son développement peut manger 500 à 700 pucerons par jour ! photos courant juin 2012