Histoire de roses et de rosiers

Petite réflexion personnelle :

Avant de vous prendre la tête et de vous énerver avec des traitements chimiques onéreux et difficiles à mettre en oeuvre de manière cohérente, examinez bien ce que je vous propose ci-dessous :

A propos des insecticides :

Inutiles !!!! Ils sont inutiles !!!! Après avoir traité à outrance (le mot est faible) pendant des années tant en milieu pro que chez moi, me voilà bientôt au cap des 5 ans sans insecticide.

Le résultat : les coccinelles reviennent, les abeilles, les araignées et de manière directement liée, les oiseaux...

Clairement je suis d'accord avec tout le monde : les pucerons sont inesthetiques... mais ils ne feront jamais mourir plus d'une ou deux fleurs sur cent !!!! De plus lorsque la fleur s'ouvre la plupart du temps ils disparaissent ! Et un bon orage a raison de leur présence en général.

Un rosier bien soigné et bien nourri n'a rien à craindre des pucerons !

A propos des fongicides :

Les produits pour lutter contre les maladies des rosiers sont légions !!! Mais la polyvalence de ceux-ci implique aussi des tas de contraintes y compris la fréquence d'application (10/15 jours en moyenne).

J'ai modifié ma façon de traiter depuis deux ans et j'en tire les conclusions suivantes :

Avec 1 traitement à base de souffre micronisé en départ de végétation puis trois traitements à la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre) placés dans l'ordre en mai, juillet et septembre,  j'arrive à de meilleurs résultats qu'avant en traitant moins, moins cher, moins polluant.

Bien sûr il restera toujours des variétés plus sensibles que d'autres... à vous de vous adapter...

Pour rappel, aujourd'hui Le souffre et le sulfate de cuivre sont tolérés en agriculture bio.

Inutile pour autant d'en abuser.

En surdose le sulfate de cuivre reste dangereux pour l'environnement.



Les cochenilles :

Il peut arriver, parfois, qu'on ait la présence d'un autre insecte suceur : la cochenille. A carapace brune et dure ou bien blanche et floconneuse, couper et brûler reste une bonne méthode.

Dans de très rares cas les invasions peuvent devenir préoccupantes pour la santé des rosiers et, dans ce cas là uniquement, il faudra recourir à l'emploi d'un insecticide spécifique. Attention : une cochenille morte peut rester accrochée à la branche et induire en erreur sur le résultat d'un traitement. Il convient alors de gratter la cochenille avec l'ongle et vérifier l'état de son dessèchement pour avoir un bon diagnostique.

Moins de pesticides c'est déjà un geste vrai

Soyez écolos ! La nature vous le rendra !

De plus pour rappel :

Neuf personnes sur dix ne se protègent pas lors des traitements ce qui a, ou peut avoir, des conséquences graves à moyen/long terme sur leur santé.

Suivez mes conseils et prenez moins de risques.

Restez prudent et méticuleux lors de la manipulation des produits et respectez bien la notice d'emploi !

Les dégâts des maladies cryptogamiques :

Toutes ces maladies, mais en particulier la tache noire, sont inesthétiques.

Sans un traitement minimum et adapté, hors rosier résistant, l'issue de ces attaques se traduit bien souvent par une chute prématurée des feuilles dans le courant du mois d'août. En préventif le souffre et la bouillie bordelaise sont efficaces.

Les principaux champignons

Encore appelées maladies cryptogamiques, les attaques de champignons sont l'un des soucis majeurs de celui ou celle qui aime les roses... Parmi les plus représentées, il y a :*

L'oïdium (ou blanc du rosier) en latin podosphaera aphanis : il se manifeste principalement par un feutrage blanchâtre sur jeunes feuilles puis par des déformations de celles-ci.

La rouille : en début de saison, elle se traduit par des points jaune/orange surtout à l'envers des feuilles. En cours ou en fin de saison, ceux-ci seront devenus en général noirs.

La tache noire ou Marsonia : la maladie des taches noires est dûe à Marssonina rosae. Les attaques se traduisent par des taches serrées ou non, noires, sur les feuilles. Ce champignon seul peut défolier un rosier.

Pensez-y !!!

Que faire des déchets de taille de rosiers ?

 

La meilleure solution quand on peut le faire consiste à les brûler.

La deuxième solution consiste à les mettre en déchetterie : donc pas de terreau issu de ces centres pour planter vos rosiers (ou faire votre potager).

 N'utilisez jamais un terreau à base de déchets de rosiers.

En effet, les spores des champignons présents sur ces déchets ne s'éliminent que par le feu.

Réutiliser un tel terreau ne peut que contaminer vos rosiers.

la dispersion des spores de champignons

Elle se fait par l'eau de pluie, mais aussi par l'eau d'arrosage, le vent, les insectes et les oiseaux. Et d'une manière générale tout ce qui prend contacts avec les rosiers vous compris...

soyez prudents et vigilants.

L'observation, la réflexion et un peu de logique devrait vous permettre de limiter les dégats.

Conditions de traitement :

les traitements sont plus efficaces lorsqu'ils sont appliqués par temps calme, SANS VENT, tôt le matin et dans une fourchette de températures se situant entre 14/15° et n'éxcèdant pas 22/23°.

SI IL VOUS RESTE UN FOND DE CUVE APRES TRAITEMENT EPANDEZ-LE SUR SOL PERMEABLE LOIN DE TOUTE ZONE DE COURS D'EAU, REGARDS, EVIERS ET AUTRES POINTS RELIANTS LA VIDANGE A UN COURS D'EAU OU UNE STATION D'EPURATION.

N'HESITEZ PAS A TESTER UN TRAITEMENT AVEC DES DOSES DIVISEES PAR DEUX. TRAITEZ AINSI TOMATES FRUITIERS ET ROSIERS DANS LE MEME TEMPS.

CELA S'EST REVELE EFFICACE CHEZ MOI.

autres parasites possibles et courants :

Parmi l'impressionnante collection d'hyménoptères que peut présenter un jardin, quelques specimens pas bien sympas  prennent nos rosiers pour des H.L.M. ! En minant l'intérieur des branches les larves de ces bestioles peuvent arriver à faire crever un rosier si l'on ne fait pas attention... Pas beaucoup de solutions malheureusement. Le remède le plus efficace est de couper et brûler mais pour cela passer régulièrement dans la plante et être un peu observateur est nécessaire.

La tenthrède du rosier ou Arge rosae (famille des Tenthredinidés) : la larve se développe à l'intérieur d'une branche. L'adulte dépasse rarement 1cm, mais la larve peut atteindre 2cm. La partie tête/thorax de l'adulte est le plus souvent noire et l'abdomen jaune. La larve est le plus souvent de couleur verte. sa principale occupation consiste à manger les feuilles de rosier en découpant le limbe à la façon d'un emporte-pièce. D'autres espèces (genre Ardis, Monophadnus) se développent à l'intérieur des tiges.

Les attaques de tenthrèdes se situent souvent vers fin mai/début juin, puis une deuxième génération provoque des dégâts fin juillet/début août.

 

Ci-dessous : larves de tenthrède

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Ci-dessous : larve de tenthrède